Friches industrielles et patrimoines oubliés : une mémoire effacée ?
Les anciennes tuileries et briqueteries de Charente
La Charente et la Charente-Maritime ont compté jusqu’à une centaine de tuileries et de briqueteries (source : Inventaire général du patrimoine culturel – Région Nouvelle-Aquitaine), fruits d’un sous-sol argileux réputé. Si beaucoup sont tombées dans l’oubli, certaines présentent encore, derrière des ronces, un charme sauvage : fours bourrés de mousse, halles de séchage effondrées, wagonnets oubliés.
Un exemple marquant : la Briqueterie de La Couronne, près d’Angoulême, dont les vestiges témoignent d’une activité florissante au XIXe siècle. Balades et initiatives artistiques y sont parfois organisées, mais la majeure partie du site reste à l’état de « ruine habitée par la nature ».
Le grand moulin de l’île d’Oléron
Le Moulin de La Brée-les-Bains, sur l’île d’Oléron, est l’un des moulins à vent abandonnés emblématiques. Si le bâti s’est dégradé pendant des décennies, la municipalité réfléchit aujourd’hui à sa valorisation. Jusqu’à récemment, on pouvait encore découvrir ses ailes abattues, son socle rongé par l’air marin, et des vieilles meules abandonnées à proximité.
Les bases militaires désaffectées
- Base de La Martinerie (Châteaubernard) : Utilisée par l’armée de l’air jusqu’en 2002, une partie du site, bien que surveillée, laisse parfois percevoir des hangars fantômes et des infrastructures militaires figées dans les années 70-80.
- Île Madame : Jadis défense stratégique face à l’Atlantique, l’île conserve des casemates en ruine, introuvables sur les circuits officiels.