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  • Cabane dans les arbres Charente-Maritime

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Le château de Bois Charmant


La Charente-Maritime, en Poitou-Charentes, regorge de château ouvert au public, attractif par leur histoire et le patrimoine qu’ils présentent. Cependant, on trouve dans ce département des joyaux historiques comme le château de Bois Charmant, aux Nouillers, dont les trésors sont restés dans le domaine privé. Les propriétaires actuels, Vincent et Sylvie Hermans, ont cependant décidé d’y développer, sur les bords de ce lieu exceptionnel, des hébergements insolites : des cabanes perchées dans les arbres.

Chateau

Jos et Marguerite Hermans, parent de l'actuel propriétaire, tombés amoureux de cet endroit, autrefois dans un état d'abandon, ont rachetés aux deux propriétaires qui le détenaient à partir de 1967. Au cours des ans, ils entreprenaient la restauration de ce patrimoine oublié, délaissés et abîmés par les infiltrations d'eaux, jusqu'aux carrelages des sols qui furent brisés.

Avant de poursuivre l'aventure du couple poète, parlons histoire pour mieux se représenter Bois Charmant.

L'histoire du château

Bois Charmant à commencé dès le 15ème siècle à dominé le village des Nouillers. Le propriétaire, le plus ancien connu est Colin Mauny. Seigneur à son époque, un document atteste son titre en date du 16 novembre 1408 (contrat de baillette) mais un parchemin du 16 mai 1397, semble indiquer qu'il disposait déjà de ce titre.

Les parties les plus anciennes du château, seraient donc, au moins du 15ème siècle. Pour se situer un peu mieux dans le temps, la bâtisse comme on peut la voir actuellement daterait de l'époque d'Henri IV et Louis XIII.

Une gravure de Claude Châtillon, architecte, ingénieur et topographe au service du roi de France Henri IV, a effectué une gravure du château vers 1605, nommé sur la gravure BOVR CHERMANT CHASTEAV PRES LA VILLE DE SAINCTE.

La tradition orale veut que Henri IV ait dormi au château. Un timbre, situé dans ce que l'on appelle la basse-cour , porte la trace des sabots de son cheval. Un en bordure et l'autre au fond du timbre. Cette histoire, même s'il n'en existe pas de trace écrite, est tout à fait crédible, car la réforme dans cette région a été très active. Le roi chevauchaient entre Nérac, où il a longtemps résidé et La Rochelle et l'Aunis où il venait souvent et aurait trouvé refuge au château lors de ses passages.

On trouve sur un document, qui cite qu'en 1910, il était dans un état d'abandon. Tout ce qui pouvait y avoir une valeur, fut vendu (Boiseries, planchers, meubles, cheminées…) ainsi qu'une grande partie des bois entourant la propriété. La propriété est mise à nue. Seules deux choses notables restaient à l'époque dans la cour. Deux portes dont une du style Louis XIII et une autre type Renaissance. Cela laisse supposer l'état dans lequel le couple Hermans l'a racheté. Il est à noter que quelques boiseries peintes du XVIIe provenant de Bois-Charmant se trouvent à présent dans la collection du musée Dupuy-Mestreau à Saintes.

Ses propriétaires dans l'histoire

La liste n'est pas exhaustive, mais pour citer les connus dans l'ordre chronologique :

  • Colin Mauny, en 1408
  • Guillaume du Refuge, 1441 – 1451
  • Jean du Refuges
  • Arnault de Balodes, 1456, marié à Jeanne du refuge
  • André de Balodes
  • Jacques de Puyrigault, début 16ème, epousa Isabeau de Balodes
  • Jean de puyrigault, mort le 24 Juin 1637 à Bois Charmant. Pour anecdote, un inventaire de ses meubles et effets fut dressé.
  • Suzanne de Gombauld de Champfleury, veuve de Jean de Puyrigault, jusqu'en 1656
  • Elisabeth de Puyrigault jusqu'en 1693, épousa Pons de Pons
  • Marie Elisabeth de Pons, comtesse de Miossens, fille ainée d'Elisabeth, jusqu'en 1714. N'a jamais résidé de manière continue au château.
  • Pons Auguste Sublet, Marquis d'Heudicourt, neveu de Marie Elisabeth, jusqu'en 1742. Peu présent au Nouillers.
  • Antonin Armand de Belsunce, époux de Charlotte-Alexandrine Sublet, jusqu'en 1752.
  • Pour la premiére fois en 1752, Bois-Charmant est vendu, après 3 siècles et demi dans la même famille.
  • Alexandre de Larade, jusqu'en 1755
  • Jacques Alexandre de Larade, délaissa le chateau.
  • En 1791, vendu à Monsieur Faure-Douville.
  • Angélique-Thérèse Goguet, veuve de Monsieur Faure-Douville, jusqu'en 1823.
  • Vendu par les deux fils en 1827 à Mr de Sossiondo, Maire d'Archingeay, propriétaire jusqu'en 1847.
  • Veuve de Mr Soddiondo, née Binaud, jusqu'en 1867.
  • Sa fille, Mme Beaussant, jusqu'en 1869.
  • Mme Gillot Saint-Evre, fille de Madame Beaussant
  • Sa fille, mariée à Mr Roy de l'Isle.

Mr et Mme Roy de l'Isle ont vendu le 15 Octobre 1881, à différents propriétaires. Le château lui-même partagé entre deux acquéreurs.

Ensuite, Jos et Marguerite Hermans, rachetèrent une première partie en 1967 et l'autre partie en 1971 pour réunir Bois-Charmant.

La restauration de bois charmant

Si certains pouvaient se dire à l'époque qu'il fallait être fou pour s'attaquer à la restauration a un tel ensemble de pierre, les amoureux Hermans avaient assez de folie et de poésie pour avoir décider, à l'époque, de loger les pigeons avant de penser a leur propre confort. En effet, ils commencèrent par remettre sur pied le pigeonnier en ruine, grâce au don d'un voisin des matériaux qui composaient une tour identique autrefois située à 500 mètres, au lieu-dit la Matassière. Il fut démonté et remonter pierre par pierre et orné de 1200 boulins (Niches).

Après avoir entrepris de rénover les toitures et certaines parties ruinées, ils commencèrent à restaurer les dépendances et le logis principal. Ils réaménagèrent également les pièces intérieures qui avaient été dépouillées de son mobilier et de ses éléments décorations.

Pour anecdote, Jos et Marguerite étaient un couple amoureux d'art et d'histoire et la fibre artistique les animait. On peut voir, dans la cour d'honneur, des corbeaux (ou console), sculptés par Marguerite elle-même.

Des cabanes dans les arbres

La remise en état de ce patrimoine étant basé sur des fonds propres et ne bénéficiant d'aucun fonds publiques ou autres subventions, Vincent et Sylvie ont entrepris de financer des cabanes dans les arbres, dans deux chênes qui ont sûrement connus quelques propriétaires d'Antan.

Ces deux cabanes dans les arbres, perchées à 9 et 11 mètres de hauteur, sont une manière insolite de venir passer une nuit en hauteur au milieu de ce patrimoine historique exceptionnel et de participer indirectement à la remise en état du château.